Les transports en commun sont un formidable terrain de jeux pour les dragueurs, et ce, pour plusieurs raisons.

Premièrement, le choix. Rien qu’en Ile-de-France, plus de 8 millions de personnes les empruntent quotidiennement. Ce qui fait près de 4 millions de cibles potentielles. Même un austère statisticien vous dirait que la probabilité que l’amour de votre vie s’y trouve n’est pas négligeable.

Deuxième avantage : la régularité des rencontres. En effet, si ce matin, dans le RER, vous avez aperçu une jolie blonde se rendant à son travail, sachez que demain, il y a de bonnes chances que vous puissiez la revoir vers la même heure, dans le même RER, voire dans le même wagon. Les timides et les minutieux pourront ainsi établir un plan d’approche en plusieurs temps. Et ceux qui ont du mal à choisir, auront tout le loisir d’étudier leurs proies sous différents angles (« Pas mal dans son jean serré. Attendons l’été pour voir comment elle porte la mini-jupe »).

Des grincheux sensibles à la pression sociale diront que draguer dans le métro, c’est risquer l’humiliation devant un wagon entier de curieux, au cas où vous vous voyez opposer un rejet appuyé par la (finalement pas si) charmante demoiselle. Je répondrai qu’il suffit de changer de wagon ou de descendre à la prochaine station et d’attendre le train suivant pour retenter sa chance. Par ailleurs, un nombre important de passagers est un avantage : vous pouvez être tout proche de votre cible sans que cela paraisse inconvenant.

Un dernier conseil : adaptez-vous à votre proie. Celle-ci a l’une des trois activités suivantes : elle dort, elle est occupée (à lire, à écouter de la musique,…), elle ne fait rien. Passons sur la première, réservée aux dragueurs adeptes de challenges particulièrement relevés. Pour les autres, il vous suffit d’être plus intéressant que ce qu’elle est en train de faire. Facile, si elle ne fait rien. Et si elle est occupée, par exemple à lire un livre sur la vie de Napoléon, 2 cas. Soit vous maîtrisez le sujet. Alors n’hésitez pas à le lui montrer : « Saviez-vous que Bonaparte a rencontré Joséphine dans un métro se rendant gare d’Austerlitz ? Un peu comme nous, quoi. » Soit vous êtes inculte. Amenez-la subtilement sur votre terrain : « Mon poisson rouge s’appelait Napoléon. Vous aimez les poissons rouges ? »

A vous de jouer !

Originally posted 2013-09-16 21:37:43.

 

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