La vie après une séparation ne permet pas de couper les liens avec son ex-conjoint s’il y a des enfants impliqués dans la relation.

Vous êtes  désormais un parent célibataire et plusieurs scénarios sont possibles après une séparation. Certaines fins de relations sont plutôt calmes lorsque les deux en sont arrivés à une décision commune. Toutefois, il peut en être tout autrement lorsque l’un des deux a le sentiment d’être abandonné ou a de la rancœur de voir la fin de la relation.

Lorsque le suivi de la relation est nécessaire à cause des enfants, il est difficile de minimiser les contacts. Votre ex-conjoint est le père de votre enfant. Donc, même s’il n’est plus l’homme de votre vie, il demeure un homme dans votre vie ! Cette relation peut être habitée d’un grand nombre d’émotions selon la situation que vous avez vécue dans le processus de séparation et selon les difficultés à arriver à une entente financière. Il reste que rares sont les couples qui passent au travers de la séparation en toute harmonie.

Plusieurs auront des difficultés à vivre l’aspect financier de la séparation et, pour d’autres, la difficulté sera plutôt associée à une déception face à l’engagement et au sens de la famille. Peu importent les raisons, vous aurez à gérer ces émotions durant des années, puisque vous devrez échanger ou discuter de diverses situations concernant les enfants. Il faut aussi réaliser que l’adaptation à la nouvelle vie prend habituellement deux ans. Deux ans minimum avant qu’un nouvel équilibre s’installe.

Négocier et s’entendre

Dans le contexte où les bases légales sont claires et où chacun décide de s’en tenir à ces ententes, il est souvent plus facile de gérer les situations de façon claire. Les limites définies par les ententes légales aident grandement à s’entendre sur les choses de base. Toutefois, la réalité peut parfois ne pas avoir été complètement couverte par la dite entente. Que faire alors ?

D’une part, il faut prendre le temps de se distancier de l’émotion que l’autre éveille lors des contacts et ne penser qu’au bien des enfants dans les circonstances. Certaines personnes deviendront extrêmement rigides et ne voudront pas aborder quelque situation qui n’est pas déjà prévue dans les ententes légales. Il faudra alors parfois avoir recours à un médiateur professionnel pour arriver à des ententes nouvelles selon les situations.

Il faut aussi savoir choisir ses batailles et se demander si tout nécessite une discussion et une entente. En effet, on voit nombre de discussions liées aux aspects financiers de la gestion de la vie des enfants. Est-il nécessaire de se battre pour tout ? Ou y a-t-il moyen de s’organiser autrement ? Les batailles sont ressenties par les enfants et leur intérêt passe avant tout. De là, la nécessité de se poser quelques questions : Est-ce pour me venger et blesser l’autre ? Est-ce parce que c’est une réelle nécessité ?

Par chance, nombre de couples se séparent dans une relative harmonie en ayant à cœur le bien-être de leurs enfants. De ce fait, ils arrivent à mieux gérer les difficultés occasionnelles et peuvent s’entendre sur divers aspects. Malheureusement pour d’autres, tout devient une raison pour dénigrer l’autre, pour le faire paraître inadéquat, le blesser et alors recommencer les démarches légales.

Quoi faire si l’on a de la difficulté à communiquer ?

La communication est difficile dans de nombreux couples en relation ; il est donc facile de s’imaginer que la communication puisse être encore plus difficile chez un couple qui s’est séparé parce qu’il n’y avait plus d’harmonie ou d’entente dans le couple ! La communication n’ayant pas été une base importante avant, elle n’arrivera pas par miracle après.

Pour arriver à échanger sans qu’une escalade émotive se produise, il devient important de s’en tenir aux faits et aux éléments à discuter sans intégrer les émotions de chacun. Si l’on a soi-même cette capacité, il est possible que l’autre ne l’ait pas. Il est donc important de garder d’autant plus ses émotions pour soi et, si une escalade se fait quand même, de se retirer et de remettre à plus tard la discussion.

Pour certains ex-conjoints il peut aussi être plus facile de communiquer par courriel. On peut alors mieux peser ses mots et clarifier ses pensées sans être envahi(e) par les émotions de l’autre et ainsi arriver à prendre une distance émotive et rester dans le factuel.

Une autre option, lors d’une garde partagée, est d’utiliser un cahier de bord. Celui-ci permettra d’échanger les informations que l’on a à communiquer sans devoir parler à l’autre. Les besoins quotidiens des enfants, les rendez-vous à tenir, tout peut y être consigné dans la mesure, là encore, où l’on reste dans le factuel et qu’on n’entre pas dans un mode d’accusations et de reproches. Sinon, le cahier de bord perd de sa valeur et l’on risque que l’autre ne le consulte pas. Des choses importantes pourraient alors être oubliées, et cela, au détriment des enfants.

Et si la violence verbale est présente ?

Dans le contexte où de la violence verbale ou physique semble s’installer, il devient important de se protéger et de s’assurer de ne pas se retrouver seule en présence de l’autre. La présence d’un tiers ou une rencontre dans un lieu public deviennent des façons d’assurer sa propre sécurité. Si la violence et la peur prennent place, il est important de recourir à des services professionnels pour assurer sa sécurité.

Mais…

Plus souvent qu’autrement, les relations sont simplement tendues et remplies d’émotions négatives à cause des blessures liées aux causes de la séparation. Il faut tout de même se rappeler :

• Que l’on a choisi ce conjoint pour être le parent de nos enfants, et cela même si, depuis, le sentiment amoureux a disparu. • Que ce parent restera le parent de nos enfants.

• Que vous êtes deux adultes, que vous êtes les parents des enfants et que ces derniers n’ont pas à avoir le sentiment d’être pris entre vous deux.

• Que l’intérêt des enfants DOIT passer avant toutes les frustrations, la colère et le ressentiment envers l’autre.

• Que les enfants ne doivent pas avoir le sentiment de devoir faire des promesses à leurs parents. Vous êtes les parents et vous êtes les adultes !

• Et que, finalement, il n’y a pas de solution miracle ! Il faut utiliser le gros bon sens et voir au bien-être des enfants dans l’épreuve qu’ils vivent. Ils n’ont pas choisi des parents qui ont décidé de se séparer. La situation leur est imposée et les ADULTES doivent se comporter au mieux pour les aider eux à vivre la situation !

Dans cette perspective, si nombre de difficultés sont associées aux comportements des enfants suite à la séparation, il peut être nécessaire de consulter un professionnel qui peut vous aider à mieux gérer les émotions que vivent vos enfants face à la séparation et au changement de maison de façon régulière. Ils ont à s’adapter à la situation encore plus que vous.

Si vous arrivez à trouver des terrains d’entente et à choisir ce qui est important de discuter dans le meilleur intérêt des enfants afin d’établir une rencontre harmonieuse, peut-être pourrez-vous dire : Je n’ai pas réussi mon union, mais j’ai réussi ma séparation !

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Originally posted 2013-10-15 22:46:01.

 

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